Saison 1, Episode 7

Villes inachevées en Italie,

que faire de ces espaces abandonnés ?

 

Interview avec M. Roberto Giangrande,

Photographe d’architecture

 

 

Contenu et invité

[En]quête d’architecture aborde dans ce nouvel épisode l’architecture inachevée en Italie ! Un sujet peu connu en France, venez le découvrir !

La péninsule compte 1000 bâtiments inachevés. Mon invité #Roberto #Giangrande, photographe d’architecture a réalisé pendant 4 ans un reportage photographique documentaire sur 100 de ces bâtiments. Nous parlerons de 4 d’entre eux :

  1. le gratte-ciel du piémont, à Turin (le plus haut d’Italie), conçu par l’agence Massimiliano Fuksas,
  2. le complexe sportif « Stadio del nuoto, la vela di Calatrava » conçu pour le championnat du monde de natation de 2009, par l’agence Santiago Calatrava,
  3. le centre des congrès de l’Ex Arsenal de la Maddalena, en Sardaigne, conçu par Stefano Boeri en vue du G8 de 2009,
  4. les 170 villas inachevées « de la collina del desonore », construites sur une zone protégée en Sicile.

 

L’inachèvement a même fait parler de lui jusqu’à la biennale d’architecture de Venise. Vous découvrirez que l’architecture du vide prend d’autres formes en Espagne et à Berlin notamment, mais aussi en Chine.

Venez vous imprégner de ce phénomène peu commun, qui se poursuit pourtant. Alors que faire de ces espaces abandonnés? Et finalement, peut-on encore construire ?

Très bonne écoute à tous !

 

NB : Les chiffres communiqués dans l’introduction sont tirés de 2 documentaires :

  • Sable en voie de disparition, LABRIGADE DU TIGRE et DECARLI Mathieu, Le Dessous des Cartes, Arte, 2017,
  • Le sable : enquête sur une disparition, Delestrac Denis, 2013.

Quand j’ai interrogé l’inachevé, c’était surtout pour dire « faut pas qu’on laisse ça comme ça ». […] Qu’est ce qu’on en fait, ça c’est la bonne question !

Pour certains, on pourrait vraiment les réutiliser facilement. […] J’ai des exemples – on ne parle pas bien sûr d’inachevé mais de désaffecté – où des collectifs ont réinvesti des lieux, ici en France, il n’y a pas besoin de partir très loin.

Roberto Giangrande

Photographe d'architecture

Photo de couverture : Exposition « Villes invisibles » à l’espace Cosmopolis de Nantes, où était notamment exposé le travail documentaire photographique de Roberto Giangrande © [En]quête d’architecture, A-Cl Jestin.

Ecouter l’émission

Episode disponible à partir du 03 Juin, à 7h30 !

Appuyez sur play et attendre quelques instants, votre podcast se charge puis le son arrive !

PARTIE 1Parcours du photographe et généralités sur l’inachevé 

(à écouter à partir de 6.25 min) 

Comment devient-on photographe d’architecture ? Pourquoi photographier l’inachevé ? Quelle définition de l’inachèvement ? Quelles en sont les causes ?

 

PARTIE 2 : Architecture inachevée en Italie, à travers 4 exemples

(à écouter à partir de 20.25 min)

Les 4 projets sont présentés. Pourquoi les photographier particulièrement ? Quelle(s) raison(s) explique(nt) leur inachèvement ? Quelle(s) cause(s) et incidence(s) sociale, environnementale et économique derrière ces projets? Comment communique les agences d’architecture, concernées par des projets inachevés ?

PARTIE 3 : Le travail documentaire photographique

(à écouter à partir de 53.35 minutes)

Comment ce projet photographique a-t-il été mené ? Roberto raconte ses allers-retours entre la France et l’Italie, mais aussi le nombre de photos pour un seul cliché et sa recherche documentaire plutôt qu’artistique. Il nous répond sur quoi faire de ces espaces abandonnés et nous parle de l’exposition montée avec Claude Pauquet (sur l’Espagne inexploitée) et avec Mattia Montecorboli (sur l’abandonné à Berlin). Quelles différences et similitudes entre ces cas ?

PARTIE 4 : Le regard du photographe sur l’inachevé

(à écouter à partir de 1h15 min)

Que penser du mouvement artistique INCOMPIUTO SICILIANO ? L’inachevé serait-il vraiment un nouveau style architectural ? Quel message nous livre le photographe à travers ses clichés ? Serait-il possible de terminer certains inachevés ? Finalement, peut-on encore construire ?

Lexique de l’émission

Quelques termes spécifiques sont utilisés, voici leur signification :

Inachevé est ici un état de la construction, où le projet n’a pas été terminé pour être livré et receptionné. De ce fait, il est inutilisé.

Inexploité est ici un état de la construction, où le projet a été terminé, mais n’est pas utilisé pour diverses raisons (coût trop important, pas d’aquéreur, bulle immobilière, placement financier, etc). De ce fait, il est inutilisé.

Abandonné : il s’agit d’un état de la construction, où le bâtiment a été terminé, réceptionné et livré, où il a ensuite été exploité, puis délaissé. Les raisons peuvent être diverses. Toutefois, on peut citer quelques cas représentatifs : mise aux normes difficiles, inadaptation à l’évolution des besoins, doublon avec d’autres bâtiments similaires, manque d’argent pour l’entretien.

 

Découvrir le travail documentaire en images 

Illustration sous forme de bande dessinée du projet Le Guérandais, © agence vendredi architecture & Raphaël Beuchot.

Sur l’illustration ci-contre, on découvre le gratte-ciel du piémont, situé à Turin, conçu par l’agence Massimiliano Fuksas.

Stadio del nuoto vela di calatrava © Roberto Giangrande

Collina del disoore palermo © Roberto Giangrande

Ex arsenale la maddalena © Roberto Giangrande © Roberto Giangrande

En savoir plus sur les photographes cités et l’architecture du vide

L’inexploité en Espagne

Découvrir le travail de claude Pauquet.

L’abandonné, à Berlin

par Mattia Montecorbolli

Exposition Cosmopolis © [En]quête d’architecture, A-Cl Jestin

En savoir plus sur l’inachèvement en Italie

Unfinished Italy

Ce documentaire retrace plusieurs projets inachevés, tous en Italie. Regards des habitants à l’appui. Le stade de Polo de la ville de Giarre (Sicile), évoqué dans l’émission est présenté.

Découvrir le mouvement Incompiuto Siciliano

Collectif artistique, ayant pour objet d’étude principal l’inachevé sicilien

Un nouveau style architectural ?

Conférence intitulée « Unfinished ruins in Italy, from waste, to cultural resources » par Pablo Arboleda